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9 septembre 2019

Commentaire financier du 9 septembre 2019

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Les nouvelles macroéconomiques sont-elles des opportunités d’achat ou de réels indicateurs de risque conjoncturel ?

Contexte :

Durant la semaine écoulée, les États-Unis et la Chine ont annoncé une contraction de leurs exportations. Par ailleurs, la création d’emploi aux Etats-Unis a atteint 130'000 pour le mois d’août, soit en dessous des prévisions et en baisse significative par rapport à juillet. Les autorités chinoises ont réagi à la situation économique prévalant actuellement, la Banque centrale ayant opté pour une politique monétaire moins contraignante.

En Europe, la situation pourrait bien être similaire cette semaine, lors de la réunion de la Banque Centrale Européenne (BCE). Pour s’en convaincre, il est intéressant d’observer depuis quelques semaines la forte demande d’obligations gouvernementales ; les investisseurs sont, en effet, convaincus que M. Draghi annoncera que la BCE procédera à des rachats massifs d’obligations, et probablement à une nouvelle baisse des taux d’intérêt. Par ailleurs, une baisse des taux à court terme aux États-Unis n’est pas à exclure, la Réserve fédérale étant pleinement consciente d’une possibilité de ralentissement plus prononcé de l’activité économique.

Constat :

Au regard de ce qui précède, peu d’intervenants sont convaincus que les interventions coordonnées permettront d’éviter un ralentissement de l’activité économique. Cela est d’autant plus vrai si l’on prend en compte que les leaders Chinois et Américain n’ont pas encore réussi à convaincre le monde d’une réelle volonté d’en finir rapidement avec leur conflit commercial.

Dès lors, il n’est pas étonnant de constater que les industriels, que ce soit en Europe ou aux États-Unis, ont réduit considérablement leurs investissements dans les appareils de production. La confiance s’érode depuis quelque temps, d’autant que les résultats des sociétés, au premier semestre 2019, se sont révélés décevants et ce pour la première fois depuis janvier 2016. Pourtant, les indices en 2019 se comportent d’une manière très positive, à l’inverse de ce qui s’est produit en 2018, année pendant laquelle les profits étaient en hausse… De là à conclure que les marchés sont aveugles, il n’y a qu’un pas !

Les marchés ont souvent raison et cette hausse des indices actions n’est pas si étonnante dans un environnement où les rendements obligataires sont quasi négatifs, pour une majorité d’entre eux.

Action :

Malgré des nouvelles parfois peu rassurantes, il serait contre-productif de céder à l’angoisse ou la panique, la peur étant une très mauvaise conseillère. L’histoire ne peut que le confirmer :

Une augmentation de la volatilité et des contractions sévères des indices correspondent en général aux moments les plus opportuns pour s’engager dans les marchés. À condition, bien entendu, de respecter des règles essentielles dans le choix de ses investissements : bilan solide, parts de marchés en croissance, capacité d’augmenter les prix des produits, management reconnu. Ces éléments se retrouvent souvent dans les valeurs défensives, lesquelles apparaissent encore et toujours comme une des options à retenir dans un contexte économique manquant de visibilité.

Nous restons à votre disposition et vous souhaitons une agréable semaine.