US Election Markets
6 octobre 2020

Commentaire financier du 5 octobre 2020

US Election Markets

Trump rend les marchés nerveux 

Environnement :

Une baisse des marchés mondiaux de 7% et une augmentation de la volatilité durant le mois de septembre sont les conséquences de la prudence des investisseurs, au regard de l’absence de visibilité face à la situation sanitaire mondiale. Dans ce contexte, les investisseurs peinent à se rassurer. Le plan de relance prévu par la Réserve fédérale américaine tarde à être annoncé, en raison de fortes divergences entre démocrates et républicains sur le projet, alors que les derniers chiffres du chômage américain montrent une dégradation significative de la situation de l’emploi.

Le président Trump :

L’annonce de l’état de santé du président américain contribue à amplifier la nervosité sur les marchés financiers, et permet surtout aux médias, en panne d’effets de surprise, de raviver un catastrophisme auprès de leurs audiences. Dès lors, l’investisseur serait avisé de se détacher de cette situation. Certes, au regard de la situation à court terme, les indices pourraient subir un accès supplémentaire de réactions négatives, lesquelles sont également liées à la nervosité engendrée par la proximité des élections américaines. Cependant, il est raisonnable d’observer que la correction des marchés, durant le mois de septembre, commence à intégrer nombre de nouvelles potentiellement déplaisantes pour les marchés financiers.

Marchés/portefeuilles :

Dans cet environnement, certes déstabilisant, l’investisseur se doit de rester fidèle à ses principes d’investissement à long terme dans des sociétés présentant des bilans et des produits de qualité. Les statistiques montrant que les marchés se comportent mieux sous la présidence d’un démocrate ou d’un républicain suivant l’élection, devraient être sérieusement relativisées. Penser que la finance et que l’économie américaine peuvent fonctionner, vivre, avec des candidats républicains ou démocrates nous semble beaucoup plus raisonnable. Il n’y a, en effet, aucune évidence historique montrant qu’un démocrate ou un républicain soit meilleur ou moins bon pour les marchés financiers durant une présidence.

Néanmoins, force est de constater que les indices boursiers, surtout aux États-Unis, se sont laissé porter depuis le début de l’année par un folle accélération des plus-values sur les valeurs de croissance, en particulier sur les valeurs technologiques. Pour illustration, si nous enlevions Facebook, Apple, Microsoft, Alphabet et Amazon, le S&P ne serait pas en hausse de 3.60% cette année mais en territoire négatif. Cette concentration de gains sur quelques sociétés nous amène à une réflexion sur l’effet qu’une correction sur ces titres pourrait avoir sur les indices. Il faut également relever que des signes encourageants de stabilisation provenant de l’industrie mondiale au mois de septembre pourraient nous inciter à diversifier nos portefeuilles dans des titres liés à la croissance industrielle, et non plus à des valeurs ayant ou bénéficiant d’une situation sanitaire inquiétante. Nul doute que les valeurs technologiques soient promises à un avenir radieux, mais il est souvent opportun de se montrer très détaché du consensus.

Nous vous remercions de votre attention et vous souhaitons une agréable semaine.