Feb 2020 810 450
3 février 2020

Commentaire financier du 3 février 2020

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Épidémie : quelle influence sur les marchés financiers ?

Environnement :

Nous abordons cette question car comme chacun l’a remarqué, une sensibilité accrue est apparue sur les indices boursiers ces dernières semaines. Loin de nous d’envisager la transmission d’un message précis et clair ; pour cela, la médecine reste notre repère à tous. Néanmoins, constatons que pour l’instant et malgré l’annonce de cas d’infections supplémentaires, aucune panique n’est à relever chez les investisseurs malgré une inquiétude légitime chez nombre d’entre eux.

De cette crise sanitaire, il sera surtout important de savoir si elle s’inscrit dans la tendance des précédentes, qui furent temporaires et n’affectèrent pas les marchés sur le long terme, ou si nous sommes dans un cas de figure moins maîtrisable. Dès lors, les inquiétudes des investisseurs seraient légitimes et l’effet sur les marchés se ferait ressentir sur un plus long terme. Il est, pour l’instant, impossible de savoir lequel des deux scénarios est à envisager. Cependant, une pression économique est quasi certaine, mais encore difficile à évaluer.

Constat :

Cet environnement réduit d’autant plus l’euphorie qui semblait s’introduire dans les marchés depuis le début de l’année. Cette situation est paradoxalement positive pour les indices car la potentielle, voire existante, retenue observée chez les investisseurs pourrait donner jour à des opportunités intéressantes dans des secteurs d’activité dits de croissance. En effet, on peut compter ces mois prochains avec une politique toujours accommodante des banques centrales, créant ainsi des conditions favorables pour des sociétés devenant de plus en plus rentables et justifiant, ainsi, leurs valorisations pour le moins élevées, tant dans le secteur de la technologie que dans ceux du luxe et de la consommation.

D’ailleurs, la demande dans ces secteurs restera forte et les taux de croissance des ventes et bénéfices de ces sociétés auront comme corollaires des valorisations, certes élevées, mais en phase avec cette croissance. Il apparaît d’ailleurs logique de s’intéresser à ce type de valeurs relativement chères, plutôt qu’à des titres, certes bon marché, mais qui ne présentent pas ou peu de visibilité sur leurs chiffres d’affaires ou bénéfices futurs. Un mot peut-être sur la qualité des bénéfices : contrairement aux années 70 et 80 où l’inflation rampante détruisait la valeur produite par ces sociétés, aujourd’hui, le phénomène inflationniste quasi absent donne aux bénéfices une qualité qui se reflète tout naturellement dans les valorisations, souvent élevées, des différents indices mondiaux.

Nous vous remercions de votre attention et vous souhaitons une agréable semaine.