Juillet 2020 810 450
28 juillet 2020

Commentaire financier du 27 juillet 2020

Juillet 2020 810 450

Les marchés financiers sont-ils, désormais, déconnectés de l’économie réelle ?

Environnement :

Les investisseurs ont accueilli le plan de relance européen avec satisfaction, alors que les indices avaient déjà largement anticipé une issue positive aux négociations. Par ailleurs, les résultats des entreprises américaines et européennes du 2e trimestre ont agréablement surpris, dans leur ensemble. Néanmoins, comme relevé dans notre note de juin dernier, les résultats pour la seconde moitié de l’année sont loin d’être acquis. Comme chacun d’entre nous le sait, une deuxième vague ne peut être exclue et dans ce cas, il serait très difficile d’évaluer le sort des bénéfices de sociétés américaines et européennes dont les titres ont montré une vigueur très élevée sur les marchés financiers, ces dernières semaines.

Les tensions géopolitiques ont atteint un niveau rarement connu depuis la guerre froide :

Chine, États-Unis, tensions exacerbées dans la Méditerranée où l’ogre turc marque son territoire, dans des régions riches en gaz naturel et ce, sans réaction concrète des grandes puissances. Perspective d’une élection de Joe Biden, laquelle pourrait s’avérer un désastre pour les marchés, considérant la rhétorique du candidat démocrate. Ces éléments perturbent les investisseurs, lesquels continuent néanmoins de bénéficier d’un immense afflux de liquidités de la part des banques centrales. Cela explique que, malgré un manque de visibilité, et certes de bons résultats de sociétés au 2e trimestre, les marchés soient particulièrement soutenus. Cela correspond-il à une réalité économique ? probablement pas. Dès lors, quelle solution pour l’investisseur ?

Marchés / portefeuilles :

Les valeurs technologiques ont montré des performances exceptionnelles depuis le début 2020. La situation épidémiologique a, bien sûr, été un facteur déterminant dans la hausse des titres. La crise sanitaire est probablement le déclencheur d’une prise de conscience, laquelle amènera beaucoup d’entreprises à réviser leur mode de fonctionnement. Pour cela, la technologie et ses capacités d’innovation seront, à long terme, bénéfiques au secteur. Néanmoins, à ce jour, les « techs » représentent plus de 20% de l’indice S&P ; en revenant aux résultats qui seront publiés à la fin de l’année, il sera important que ces sociétés ne déçoivent pas. Considérant les valorisations très élevées du secteur, il semble opportun de prendre quelques bénéfices dans le court terme en restant investis.

La hausse significative du prix de l’or, depuis le début de l’année, est une source d’interrogation. En effet, nous pourrions en déduire, comme ce fut le cas dans les précédentes hausses, que le mouvement du métal jaune serait un indicateur avancé de distorsions majeures dans nos systèmes économiques. C’est pourquoi des positions dans les portefeuilles pourraient s’avérer judicieuses malgré les plus-values importantes observées. L’argent, qui montre une corrélation historique avec l’or, accuse une sous-performance notable par rapport au métal jaune durant les 6 derniers mois et représente dès lors une solution intéressante.

Nous vous remercions de votre attention et restons à votre disposition.