31 August 810 450
2 septembre 2020

Commentaire financier du 2 septembre 2020

31 August 810 450

« Les Banques centrales tiennent la barre » :

Environnement :

Les marchés financiers continuent de bénéficier d’un afflux de liquidités sans précédent depuis 1929 ou, plus proche de nous, depuis la faillite en 2008 de la Banque d’affaires Lehman Brothers, laquelle avait fait trembler le monde financier. Dès lors, il n’est guère étonnant de constater que les indices boursiers continuent leur marche en avant pour atteindre des hausses records en un mois. Il semble judicieux de mentionner que les principales places financières ont simplement retrouvé leur niveau qui précédait la chute du mois de mars. Cela n’en reste pas moins positif pour l’investisseur, lequel se demandait en mars si le monde financier allait à nouveau s’effondrer.

Pourrait-il se produire un changement de cap de la Réserve fédérale dans les mois à venir ? À l’écoute de son chairman Jerome Powell lors de son discours de jeudi dernier, cela est une possibilité. Par ailleurs, Il est remarquable de constater qu’une augmentation de 1% du bilan de la Banque centrale américaine se traduit immédiatement par une hausse du S&P. En clair, les marchés sont désormais portés par les liquidités, et cela risque de continuer, au regard de la position de la Réserve fédérale qui, par la voix de son président, annonce que « les taux d’intérêts resteront bas pour une longue période ». Désormais, les autorités monétaires américaines laisseront cours à une légère augmentation de l’inflation, afin de soutenir une économie qui doit faire face à l’inconnu, dans un contexte de crise sanitaire dont les effets à moyen et long terme sont loin d’être maîtrisés.

Marchés / valorisations :

On constate depuis quelques semaines un sentiment optimiste particulièrement vigoureux chez les investisseurs. Aussi, l’emballement produit par l’afflux de liquidités a créé des situations très extrêmes dans les marchés et les valorisations des principaux indices américains ne présentent des ratios par rapport au produit national brut supérieurs que durant les bulles de 2000 et 1929 ! C’est ce qui est communément appelé le « crowded trade », ce moment où tous les intervenants, portés par leur enthousiasme, sont tous acheteurs et en général dans les mêmes secteurs. Certes, cette situation est probablement appelée à perdurer, tant le soutien des autorités monétaires est important. Mais restons vigilants : dans les extrêmes, le « crowd » a généralement tort et une correction n’est donc pas à exclure, ainsi prendre quelques bénéfices dans les valeurs technologiques retient toujours notre attention.

Les actions resteront des actifs très intéressants dans un contexte de taux d’intérêts très bas, mais l’analyse se doit d’observer les écarts pouvant avoir des conséquences fâcheuses pour l’investisseur, à court terme.

Aussi, relevons que dans ces moments d’incertitudes, le métal or devrait être inclus dans tout portefeuille. L’or constitue, et l’histoire financière le montre, une option intéressante, dans la perspective d’une protection contre l’inflation et de la dévalorisation des monnaies, ces dernières pouvant être impactées par le très haut niveau de la dette mondiale, mais également par les tensions géopolitiques particulièrement vives en ce moment.

Nous vous remercions de votre attention, et vous souhaitons une excellente semaine.