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2 mars 2020

Commentaire financier du 2 mars 2020

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Quelles réactions après l’ampleur de la baisse ?

Environnement :

Dans notre commentaire de début février, nos réflexions, bien que sensibles aux probables impacts de la propagation du virus, ne mesuraient pas l’angoisse, la panique et le désarroi des investisseurs qui se sont fait jour cette dernière semaine. Une seule observation peut résumer cette situation dantesque : jamais le S&P n’avait connu dans son histoire une baisse aussi violente en 5 à 7 jours que durant la semaine écoulée. La vélocité de la baisse des indices suggère, implique et anticipe un ralentissement prononcé des échanges commerciaux, synonyme d’une récession imminente. Cela pour résumer les commentaires « affûtés » des principaux acteurs et intervenants dans le monde financier et médiatique.

Comme toujours, la bourse anticipe le pire des scénarios et c’est exactement ce qui vient de se produire. Face à ce phénomène exogène dont la population mondiale est une victime réelle et potentielle, les investisseurs se confinent à nouveau dans l’état d’esprit qui prévalait pendant la crise de 2008. Le sentiment n’a jamais été aussi bas aujourd’hui que dans la période mentionnée.

Constat :

Au regard des lignes qui précèdent, la tentation serait grande de profiter des situations complètement survendues qui apparaissent désormais sur les indices. Malheureusement, personne à ce jour n’est en mesure d’évaluer le véritable risque sanitaire pour la population mondiale. Mais plus graves encore sont les réactions médiatiques et celles de certains politiciens qui génèrent et cultivent l’angoisse auprès de la population. Ainsi donc, oui, les indices pourraient encore subir des corrections car les risques économiques, nous le réitérons, ne sont pas encore quantifiables, mais comme dans toute situation de crise, il est bon de garder raison.

Observons qu’en Chine, l’épidémie commence à se stabiliser et des entreprises recommencent à fonctionner. Les États-Unis sont prêts, par le biais de leur Banque centrale, à intervenir en annonçant, dans le courant du mois de mars, une baisse substantielle des taux d’intérêts afin de soutenir les entreprises américaines. Par ailleurs, il est important de souligner qu’il est quasi impossible de croiser même la plus faible opinion optimiste, car oui, personne ne sait, et tout le monde va dans le même sens… Dès lors, ne nous serait-il pas autorisé d’imaginer que cette crise, encore une fois exogène, pourrait grâce aux efforts entrepris, trouver une solution dans les mois à venir ? Le passé nous rappelle que d’autres crises sanitaires ont créé des effets de panique avant d’être résolues !

La configuration des indices à long terme reste positive, c’est pourquoi nous pensons « qu’il est urgent de ne rien faire ». Nous ne manquerons pas de vous informer en fonction de l’évolution de la crise.

Nous vous remercions de votre attention, restons à votre disposition, et vous souhaitons une semaine plus sereine.